dimanche 2 avril 2017

Nocturne en poésie sonore avec Edwin Buger



NOCTURNE

Nocturne
le taciturne
la nocturnité
le « s’animer la nuit »

l’homme est un animal
il
est
ameusé
amitudinié
neuronal
tout tordu
tout inapte
tout venteux

anonyme

anormal

cavernicole
et
buleux

solitudinien
antagonique
anasthasiaque
anal – in / extasié

l’étau
la fibriabilité du coeur
ancestrale
asphyxié
antonyme

c’est compliqué

l’analité du coeur me défigure
le pire c’est l’odeur
on n’y coupe pas
tout ce que je pourrais dire
tout ce que je pourrais faire
tout ce que je pourrais écrire
ne changera rien pour moi
à ce que je pourrais faire
pour moi





nous sommmes figés
phéronormaux
c’est la nuit

il y a des animaux
il y a des statues
c’est une vie compliquée
nous sommes attaqués dans notre vie taciturnique

ça nous boursouffle
le
coeur


le coeur est anal
la ville est seule
nous sommes des animaux

samedi 1 avril 2017

le travail avec Edwin...

PROJET / ZONE)S( INTERMODALE)S(
extrait :Traces


à la trace te suivre


par l’arôme de dentelles en traversant le paysage
par la bavure et dégoulinade de suc
et de sève

tout au fond de la bouche
au bout du bout
au creux du creux
à la cicatrice du larynx
au contour de la glotte
« l’âme pose la question de la présence au monde »
elle passe par
le bucal
bucol
col/osité

l’empreinte effective de moi là
de là
de là

ici et là

bien là

empreintes
ça délimite mon corps mais non mon ombre
elle
elle reste au soleil
décousue recousue

arôme de tes seins griffés
comme une ombre à gage saccage
cagette cachetonnant


j’erre dans la foule
Frida Kalo erre
subjuguée et fripée
fridatifiée
le corps malade n’est pas un corps de désir
il craint et crie de la fureur
noire ou bleue
elle griffe aussi en rayonnant
mais personne ne se méfie de ce corps en somme
elle est séduisante
séduite

à la trace te suivre

en impression au soleil tombant
se noyer dans océans deux océans

ions protons bozons
gravitons tout à la fois

indice >
liquide baveux
blanchâtre
fossile
affriolant et fade tout à la fois


odeur de l’ombre
qu’elle est donc cette odeur
odeur du soleil trépassé
le visage comme une ornière
en pas de deux
par la grâce subtil d’un
climat


féminine présence
réminiscence
rémini
rem minis
des choses d’hier
rue de l’air
il y a résidu poudre de souvenir
des fils de résidus
des traces infimes
de choses monstrueuses et transparentes
effacées
au fur et à mesure
à la mesure et donner le LA
comme le chat

repères de tigres
de tigresses
et
d’enfants
repère de fleurs jaunes jaunisse
repère de fleurs et jacinthes

« Mais reste donc, je t’en prie ! »

senteur
ô senteur
sa silhouette
ça sillon
/ ça sillonne
/ ça sillone le souvenir >
une traînée
Marla dans la boue
a mourru
disparue de mon espace-temps
elle n’est plus qu’un vestige
strate qui se fond
dans l’océan

dans l’océan
océan
océan


Le travail avec Edwin Buger vise à faire sortir le texte de la page. L’improvisation ou la semi impro ou la lecture en musique électronique de textes écrits par avance en écriture automatique sont de rigueur .
Comment innover? La semi improvisation consiste à compléter un texte, une structure textuelle en la poursuivant ou en la précédant. (j’ai mis en gras tout ce qui relève de l’improvisation dans le texte ci-dessus > on pourra constater que le travail de la langue se fait par association ). Par la symbiose avec la musique, son écoute qui permet d’atteindre un état proche de la transe. Un état particulier d’une écoute flottante de la musique associée à une concentration maximale sur le texte (écrit ou pas) à dire. Les rythmes dès lors se conjuguent.
La musique se déroule comme le texte, en improvisation.
On naît en symbiose créative.
On est en symbiose créative.

samedi 18 février 2017

Comolli > de la propagande...




Jean- Louis Comolli > Dans « Cinéma documentaire Fragments d’une histoire »
En puisant dans les images qui composent les trois quarts du siècle dernier, Jean-Louis Comolli a fait le choix de films qui l’ont traversé depuis cinquante ans, découvrant ainsi « son » histoire du cinéma…

Chapitre : de la question de la propagande et du cinéma documentaire

« Filmer le monde, c’est le changer »

dans ce chapitre du film « Cinéma Documentaire – Fragments d’une histoire » il illustre son propos en s’appuyant sur les films suivants :

- Nanouk- Flaherty

- moi, un noir – Jean Rouch

- Terre sans pain- Bunuel 1933


- L’horreur des abattoirs – Le sang des bêtes – Georges Franju – 1949

- L’amour existe – Pialat – 1960

- Le chant du Styrène – Alain Resnais – 1959

- Hommes et caméra, un certain regard - Mario Ruspoli et Georges Rouquier – 1964

- Primary – Robert Drew – 1960

- Chronique d’un été – Jean Rouch et Edgar Morin – 1961

- Desert Victory – Roy Boulting – 1944

- Memory of the camps – Berstein – 1945

- Classe de lutte – Groupe Medvekine de Besançon – 1969

- Kashima Paradise – Yann Le Masson et B. Deswarte – 1973

- Pour la suite du monde – Michel Brault et Pierre Perrault - 1963

Jean- Louis Comolli > Dans « Cinéma documentaire Fragments d’une histoire »
En puisant dans les images qui composent les trois quarts du siècle dernier, Jean-Louis Comolli a fait le choix de films qui l’ont traversé depuis cinquante ans, découvrant ainsi « son » histoire du cinéma…

Chapitre : de la question de la propagande et du cinéma documentaire

« Filmer le monde, c’est le changer »

dans ce chapitre du film « Cinéma Documentaire – Fragments d’une histoire » il illustre son propos en s’appuyant sur les films suivants :

- Nanouk- Flaherty

- moi, un noir – Jean Rouch

- Terre sans pain- Bunuel 1933


- L’horreur des abattoirs – Le sang des bêtes – Georges Franju – 1949

- L’amour existe – Pialat – 1960

- Le chant du Styrène – Alain Resnais – 1959

- Hommes et caméra, un certain regard - Mario Ruspoli et Georges Rouquier – 1964

- Primary – Robert Drew – 1960

- Chronique d’un été – Jean Rouch et Edgar Morin – 1961

- Desert Victory – Roy Boulting – 1944

- Memory of the camps – Berstein – 1945

- Classe de lutte – Groupe Medvekine de Besançon – 1969

- Kashima Paradise – Yann Le Masson et B. Deswarte – 1973

- Pour la suite du monde – Michel Brault et Pierre Perrault - 1963